Ressenti sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle

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 Il arrive un jour où l’impulsion du départ se fait irrésistible. Les forces rassemblées animent le corps d’une ardeur irrépressible. L’émergence de la recherche d’un aspect différent de nos dimensions existentielles devient incontournable. D’une belle assurance on part avec enthousiasme, acte de choix, désir de tenir le quotidien à distance, fuite réfléchie pour se recomposer. Volonté déterminée de trouver un rythme différent par l’exercice du corps et la simplification des exigences prosaïques, faire basculer les habitudes, bousculer sa vie, se réconcilier avec le passé qui fait le présent.

Le voyage commence avec ses quêtes, ses anxiétés de l’inconnu et son appel attractif. Le cœur palpite sous l’effort, jour après jour, les membres souffrent, on cherche l’harmonie, le rythme idéal, le tempo juste entre le corps et l’âme.

Ascension, des cailloux, des sentiers, des chemins, le corps qui marche, mon ami qui est le mien, des lits des dîners, des cafés, des levers des couchers, et ... cheminer; corps qui souffre, qui ressent, coeur qui s’ouvre, les jambes, pas facile les jambes, on n’avance pas bien vite mais là n’est pas l’affaire. Une côte qui se gravît, des ruisseaux, des fleurs, des rivières, des ponts, des églises, de l’herbe, des fourmilières, des escargots, et encore quelques kilomètres parcourus. Puis des pensions, des auberges, des hôtels, des dîners, des conversations et le temps qui s’écoule en douceur, des chapelles des cathédrales, des prières des pardons. Les petits matins délicats où l’esprit dort encore et les jambes avancent déjà. 

Acuité de l’esprit,

Les exigences matérielles se faisant plus discrètes l’esprit se libère, grandi se reconstruit et s’ouvre au monde. Le tempo du chemin s’installe en nous, sa mélodie apaise nos cœurs et nous fait renaitre à l’humanité véritable ; celle qui construit porte, développe, ouvre à l’autre, restaure les qualités essentielles.

Le regard croisé se révèle, sur le chemin, plus amène, pas indifférent. Les sourires se partagent sans tarder, les rencontres existent, le terrain est celui de l’entente tacite. L’esprit de cette route particulière réuni les cœurs et le meilleur de nous, en évidence. Les gestes sont amicaux, au long du pèlerinage, il n’y a pas d’inconnu mais juste des êtres qui comme nous cherchent une nouvelle dimension. Les visages sont ouverts, positifs, l’autre est un ami qui infuse la vie de chaleur et d’amour. Les compagnons de route d’une heure ou de quelques jours sont animés d’une même quête qui installe d’emblée une cordialité réjouissante.

 Pour tous ceux qui ont fait vivre mon chemin je garde une reconnaissance particulière, une rencontre m’a portée et enrichi, un geste amical m’a réconforté, un sourire a éloigné ma solitude, un regard m’a donné le sentiment d’être comprise. 

A tous ceux qui ont égayés ma route je voue une gratitude et une mémoire différente.

                                                                                                                Pascale.

                                       Rien à dire sur cette journée 

                                      Si ce n'est qu'elle était belle et magnifique,

                                      Rien à dire sur cette journée 

                                      Si ce n’est à mettre dans mes souvenirs

                                      Rien à dire sur cette journée 

                                     Si ce n’est que chaque jour ressentir ces émotions

                                     Rien à dire sur cette journée 

                                    Si ce n’est qu’elle était par toi ensoleillée

                                    Rien à dire sur cette journée 

                                    Si ce n’est qu’avec toi tout est beau

                                    Rien à dire sur cette journée 

                                    Si ce n’est l’avoir vécue

                                    Oui à part ça rien d’autre à dire

                                    Si ce n’est que si la vie c’est ça

                                    Faut jamais que ça s’arrête

                                    Oui à part ça rien à dire, si

                                    Je t’aime la vie

 

          Je dédie ce chemin à mes enfants (Jennifer, Benjamin, Clémentine),

           ma famille, mes amis qui se reconnaîtront, et, mon ami qui m'a soutenu

          dans cette aventure. 

 

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Commentaires (2)

Marielle
  • 1. Marielle | 19/11/2014
Quelle texte magnifique ! j'en ai les larmes aux yeux !

merci pour votre belle humanité.
Odette Cantin
  • 2. Odette Cantin | 19/02/2012


Magnifique poème Pascale!
Odette.xx

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